Convention collective sport IDCC 1557 dans un magasin d’articles de sport

La convention collective IDCC 1557 prévoit des règles spécifiques en matière de classification, de salaires et de temps de travail.

Convention collective sport IDCC 1557 : règles, salaires et avantages

Écrit par

— CYCLO RH

Gestionnaire de paie freelance certifié Silae

Informations juridiques et conventionnelles vérifiées au 1er octobre 2026.

La convention collective IDCC 1557, couramment appelée convention collective du commerce des articles de sport et équipements de loisirs, encadre notamment les relations de travail dans les entreprises dont l’activité principale relève du commerce, de la réparation ou de la location d’articles et d’équipements de sport et de loisirs.

Salaires minima, classification des vendeurs et techniciens, garantie de rémunération liée à l’ancienneté, heures supplémentaires, temps partiel, dimanches, jours fériés, congés ou maintien de salaire en cas de maladie : cette convention comporte plusieurs règles spécifiques qui ont un impact direct sur la paie et la gestion sociale des magasins et entreprises du secteur sportif.

Sa dénomination officielle a d’ailleurs évolué : elle est aujourd’hui désignée comme la convention collective nationale des entreprises de la filière sports-loisirs, couvrant la conception, la fabrication, les services et le commerce des articles de sport et équipements de loisirs. Cet article se concentre principalement sur les dispositions utiles aux entreprises de commerce, réparation et location. Légifrance

L’essentiel à retenir

  • L’IDCC 1557 vise notamment les entreprises dont l’activité principale est le commerce, la réparation ou la location d’articles et équipements de sport et de loisirs.
  • La classification conventionnelle distingue précisément les vendeurs, techniciens, animateurs de vente, responsables de rayon ou responsables de magasin selon leurs fonctions, leur expérience et leur niveau de maîtrise.
  • La dernière grille générale publiée sur Légifrance est celle de l’accord du 4 mars 2025. Depuis le 1er juin 2026, le SMIC mensuel brut est fixé à 1 867,02 € pour 35 heures : il est donc supérieur aux minima conventionnels des coefficients 130 à 160.
  • L’ancienneté ouvre droit à une garantie de rémunération brute annuelle (GRA) allant de 4 % après 3 ans à 16 % après 15 ans. Il ne s’agit pas d’une prime mensuelle d’ancienneté à ajouter systématiquement au bulletin.
  • Les heures supplémentaires sont en principe majorées de 25 % pour les 8 premières, puis de 50 %. Le contingent conventionnel est fixé à 220 heures par an.
  • Pour le temps partiel, la durée minimale est en principe de 24 heures par semaine. Les heures complémentaires peuvent atteindre le tiers de la durée contractuelle et sont majorées de 10 % puis 25 %.
  • La convention prévoit 6 jours fériés obligatoirement chômés, dont le 1er mai. Un jour férié travaillé ouvre droit à une majoration de 50 % ou à un repos compensateur.
  • La majoration conventionnelle de 100 % pour le travail du dimanche existe, mais seulement dans le champ particulier de l’accord du 6 novembre 2017 : elle ne doit pas être généralisée à tous les établissements de la branche.
  • Des avantages conventionnels existent également en matière de congés d’ancienneté, enfant malade, maintien de salaire en cas de maladie et prévoyance.

Sommaire

À quelles entreprises s’applique la convention collective IDCC 1557 ?

L’article 1er de la convention vise les entreprises ou établissements dont l’activité principale est le commerce, la réparation ou la location d’articles et d’équipements de sport et de loisirs. Sont notamment concernés les produits destinés à la pratique sportive, qu’ils soient neufs ou d’occasion, ainsi que les vêtements et chaussures dits de sport. Légifrance

Le champ couvre un univers particulièrement large : cycle, sports de glisse, randonnée, camping, pêche, chasse, fitness, gymnastique, arts martiaux, sports individuels ou collectifs, ainsi que de nombreux équipements et accessoires associés.

Depuis l’accord du 7 décembre 2017, la dénomination de la branche a été élargie aux entreprises de la filière sports-loisirs, incluant également la conception, la fabrication et certains services. Le champ de la convention du camping IDCC 1618 a par ailleurs été fusionné avec celui de l’IDCC 1557 par accord du 23 janvier 2018. Légifrance

Point de vigilance

Le code APE ou NAF ne suffit pas, à lui seul, à déterminer la convention collective applicable. Il faut examiner l’activité principale réellement exercée par l’entreprise ou l’établissement. Une erreur de convention peut ensuite affecter la classification, les salaires minima, les majorations, les congés et la paie.

À lire également

Pour approfondir les règles applicables aux recrutements liés aux variations saisonnières d’activité : CDD saisonnier dans le commerce des articles de sport : règles, paie et risques.

Comment classer les salariés du commerce des articles de sport ?

La classification conventionnelle est particulièrement importante dans le commerce du sport. Elle détermine notamment le coefficient auquel est rattaché le salarié et, par conséquent, son salaire minimum conventionnel.

La grille rénovée par l’accord du 6 mai 2021 décrit plusieurs emplois repères en tenant compte des fonctions réellement exercées, de l’expérience professionnelle, du niveau de maîtrise du métier et, pour certains emplois, de la détention d’une certification professionnelle. Légifrance

Emploi repèreSituation conventionnelleClassification
Vendeur débutantEntrée dans le métierEmployé 130
VendeurPlus d’un an de pratique professionnelleEmployé 140
Vendeur confirméAu moins 4 ans de pratique professionnelle et maîtrise des composants essentiels du métier, ou certaines certifications prévues par le texteEmployé 160
Vendeur expertMaîtrise technique reconnue de l’ensemble des composants du métier et rôle de référence dans l’entrepriseEmployé 180
Animateur produit / merchandiseurMise en valeur des produits dans le magasinEmployé 170
Animateur des ventesVendeur confirmé disposant d’une connaissance particulièrement approfondie de son secteurEmployé 190
Responsable / animateur de rayonResponsabilité d’un rayon dans les conditions prévues par la classificationAgent de maîtrise 220
Responsable de magasinCoefficient variable notamment selon l’effectif de l’établissement220, 250 ou 320

Le conseil CYCLO RH

Ne vous contentez pas de l’intitulé inscrit sur le contrat. Un salarié appelé « vendeur » peut relever de coefficients différents selon son expérience et le contenu réel de ses fonctions. À l’inverse, donner un intitulé valorisant comme « responsable » ne suffit pas à justifier automatiquement un coefficient supérieur si les responsabilités correspondantes ne sont pas réellement exercées.

Quels salaires minima appliquer en 2026 ?

À la date de vérification de cet article, la dernière grille générale de salaires publiée sur Légifrance pour l’IDCC 1557 est celle issue de l’accord du 4 mars 2025, étendu par arrêté du 13 mai 2025. Elle fixe les minima mensuels pour un temps de travail égal à la durée légale. Légifrance

Mais l’employeur doit toujours comparer le minimum conventionnel au SMIC en vigueur. Depuis le 1er juin 2026, le SMIC est fixé à 12,31 € brut par heure, soit 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures hebdomadaires dans le cas général. Urssaf

StatutCoefficientMinimum conventionnel mensuelPlancher à respecter au 1er octobre 2026
Employé1301 801,80 €1 867,02 € – SMIC
Employé1401 834 €1 867,02 € – SMIC
Employé1501 840 €1 867,02 € – SMIC
Employé1601 859 €1 867,02 € – SMIC
Employé1701 900 €1 900 €
Employé1801 902 €1 902 €
Employé1901 908 €1 908 €
Employé2001 921 €1 921 €
Agent de maîtrise / technicien2202 034 €2 034 €
Agent de maîtrise / technicien2402 086 €2 086 €
Agent de maîtrise / technicien2502 152 €2 152 €
Agent de maîtrise / technicien2802 276 €2 276 €
Cadre3202 559 €2 559 €
Cadre3502 681 €2 681 €
Cadre3802 846 €2 846 €
Cadre3902 960 €2 960 €
Cadre4203 141 €3 141 €
Cadre4503 414 €3 414 €
Cadre5003 649 €3 649 €
Cadre5503 909 €3 909 €

Le tableau ci-dessus concerne la grille générale. Une grille spécifique existe par ailleurs pour les ouvriers et ouvrières de la branche. Les montants liés au SMIC indiqués ici correspondent au cas général et ne préjugent pas des régimes particuliers pouvant concerner notamment certains jeunes salariés ou contrats en alternance.

Point de vigilance

Au 1er octobre 2026, les minima conventionnels des coefficients 130, 140, 150 et 160 sont inférieurs au SMIC mensuel de droit commun. Pour un salarié majeur rémunéré sur la base de 35 heures et ne relevant pas d’un régime autorisant une minoration, le SMIC devient donc le plancher à respecter. La grille conventionnelle reste néanmoins indispensable pour déterminer la classification et pour d’autres calculs conventionnels, notamment la GRA.

Comment fonctionne la garantie de rémunération liée à l’ancienneté ?

L’IDCC 1557 prévoit un mécanisme particulièrement important et parfois mal compris : la garantie de rémunération brute annuelle (GRA).

L’article 73 garantit au salarié une rémunération annuelle égale à 12 fois le minimum conventionnel correspondant à son coefficient, augmenté d’un pourcentage déterminé par son ancienneté. Légifrance

Ancienneté continueMajoration de la garantie annuelle
Après 3 ans4 %
Après 6 ans7 %
Après 9 ans10 %
Après 12 ans13 %
Après 15 ans16 %

L’employeur effectue la vérification au 31 décembre, à la date de clôture de l’exercice ou lors du départ du salarié. La garantie est proratisée notamment en cas de départ en cours d’année, de certaines absences ou de travail à temps partiel.

Pour vérifier si la GRA est atteinte, certains éléments sont exclus du rapprochement, notamment les heures supplémentaires, les majorations et primes liées aux contraintes de l’emploi et les primes de transport.

Exemple pour un coefficient 170 avec 6 ans d’ancienneté

Avec le minimum conventionnel actuel de 1 900 € et une ancienneté ouvrant droit à 7 % :

1 900 € × 12 × 107 % = 24 396 € de garantie brute annuelle

Point de vigilance

La GRA actuelle ne doit pas être confondue avec l’ancienne prime mensuelle d’ancienneté figurant dans des versions antérieures de la convention. Le mécanisme en vigueur consiste à contrôler une rémunération annuelle garantie. Il ne faut donc pas ajouter automatiquement 4 %, 7 %, 10 %, 13 % ou 16 % au salaire mensuel de chaque salarié.

Quelles règles de temps de travail et d’heures supplémentaires ?

Dans le cadre d’un décompte hebdomadaire classique, les heures effectuées au-delà de la durée légale constituent des heures supplémentaires. La convention prévoit une majoration de 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires puis de 50 % pour les suivantes. Le paiement peut également être remplacé, dans les conditions applicables, par un repos équivalent de 125 % puis 150 %. Légifrance

Heures supplémentairesMajoration salarialeRepos équivalent
8 premières heures25 %125 %
Heures suivantes50 %150 %

Le contingent annuel conventionnel est fixé à 220 heures supplémentaires par salarié. Son utilisation ne dispense évidemment pas l’employeur de respecter les durées maximales de travail et les règles de repos applicables.

Une majoration spécifique pour certaines heures de nuit

La convention considère comme travail de nuit le travail réalisé entre 22 heures et 6 heures. Lorsque l’horaire habituel du salarié ne comporte pas de travail de nuit, les heures exceptionnellement effectuées dans cette plage bénéficient d’une majoration d’incommodité de 15 % ou d’avantages correspondants. Cette contrepartie s’ajoute, le cas échéant, aux majorations pour heures supplémentaires. Légifrance

Quelles règles pour les salariés à temps partiel ?

Le travail à temps partiel fait l’objet de dispositions de branche particulièrement précises. La durée minimale est en principe fixée à 24 heures par semaine ou à son équivalent mensuel, sous réserve des dérogations prévues notamment pour certaines demandes individuelles, certains étudiants ou certaines situations particulières. Légifrance

Les heures complémentaires peuvent être accomplies dans la limite du tiers de la durée contractuelle. Elles sont majorées de 10 % dans la limite du dixième de la durée prévue au contrat, puis de 25 % au-delà. Légifrance

RègleConvention collective IDCC 1557
Durée minimale24 h/semaine ou équivalent mensuel, sauf dérogation applicable
Limite des heures complémentaires1/3 de la durée contractuelle
Dans la limite de 1/10 du contratMajoration de 10 %
Au-delà de 1/10Majoration de 25 %
Avenants complément d’heures7 avenants maximum par année civile et 18 semaines maximum au total, sauf remplacement d’un salarié absent nommément désigné

Des majorations spécifiques pour les compléments d’heures

Lorsque la durée contractuelle est temporairement augmentée par un avenant de complément d’heures, la convention prévoit une majoration de 7 % en cas de remplacement d’un salarié absent. Hors remplacement, la majoration est de 10 % jusqu’à 9 semaines par an, de 15 % de la 10e à la 14e semaine puis de 25 % de la 15e à la 18e semaine.

La journée d’un salarié à temps partiel ne peut par ailleurs comporter plus d’une coupure. Celle-ci est en principe limitée à 2 heures et ne peut, dans les cas prévus par le texte, excéder 3 heures.

En pratique

Pour un salarié à temps partiel, il faut distinguer trois choses : la durée prévue au contrat, les heures complémentaires réalisées ponctuellement et l’augmentation temporaire de la durée contractuelle par avenant. Les limites et les taux de majoration ne sont pas les mêmes.

Que prévoit la convention pour les dimanches et jours fériés ?

Six jours fériés doivent être chômés

La convention énumère les 11 jours fériés légaux et prévoit que 6 jours fériés par an, dont obligatoirement le 1er mai, doivent être chômés. Les 5 autres peuvent être travaillés et doivent être déterminés dans l’entreprise en début d’année.

Chaque jour férié travaillé donne droit soit à une majoration de rémunération de 50 %, soit à un repos compensateur à prendre dans le mois suivant. Les heures perdues du fait du chômage d’un jour férié ne sont pas récupérées. Légifrance

Le dimanche peut ouvrir droit à une majoration de 100 %, mais pas dans tous les cas

L’accord du 6 novembre 2017 prévoit, pour les établissements entrant dans son champ, une majoration de 100 % du salaire de base pour chaque heure effectuée le dimanche. Il organise également le volontariat des salariés, la transmission du planning et différentes garanties de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle. Légifrance

Les salariés concernés ont notamment droit, sauf exceptions prévues par l’accord, à un minimum de 3 dimanches non travaillés par an. Le travail dominical ne peut en principe être inférieur à 4 heures sauf demande expresse du salarié.

Point de vigilance

La majoration de 100 % n’est pas une règle générale applicable à chaque dimanche travaillé dans toutes les entreprises IDCC 1557. L’accord vise les établissements situés notamment dans les zones commerciales, zones touristiques, zones touristiques internationales et grandes gares, avec des exclusions spécifiques pour certains établissements à forte activité saisonnière. Le régime juridique permettant l’ouverture dominicale doit donc être vérifié avant de déterminer la contrepartie applicable.

Quels congés et avantages conventionnels faut-il connaître ?

Des congés supplémentaires liés à l’ancienneté

La convention accorde des jours de congés supplémentaires aux salariés ayant une ancienneté importante dans l’entreprise. Légifrance

Ancienneté dans l’entrepriseCongé supplémentaire
15 ans1 jour ouvrable
20 ans2 jours ouvrables
25 ans3 jours ouvrables

Jusqu’à 6 jours rémunérés pour enfant malade

Après 1 an de présence dans l’entreprise, le salarié peut bénéficier, sous les conditions prévues par l’article 53 et sur présentation d’un certificat médical, de congés rémunérés pour soigner un enfant malade de moins de 15 ans lorsque sa présence est indispensable.

  • 3 jours en cas d’hospitalisation ;
  • 3 jours en cas de maladie ;
  • soit un maximum conventionnel de 6 jours par an, pour l’ensemble des enfants, selon les conditions fixées par le texte.

Des conditions particulières sont prévues lorsque les deux parents travaillent, lorsqu’un parent assume seul la charge de l’enfant ou lorsque les deux parents sont salariés de la même entreprise. Légifrance

Le conseil CYCLO RH

Les congés conventionnels doivent être distingués des congés prévus directement par le Code du travail. En pratique, le gestionnaire de paie doit comparer les deux régimes et appliquer les droits effectivement dus au salarié sans supprimer un avantage conventionnel au motif qu’un congé légal existe également.

Que prévoit la convention en cas de maladie et en prévoyance ?

En cas de maladie non professionnelle, le salarié percevant des indemnités journalières de l’Assurance Maladie et justifiant d’au moins 1 an d’ancienneté peut bénéficier d’un maintien conventionnel de rémunération après un délai de carence de 7 jours.

La durée et le taux du maintien augmentent selon l’ancienneté du salarié. L’indemnité complémentaire versée par l’employeur correspond à la différence entre la rémunération garantie et les indemnités journalières ou prestations de prévoyance prises en compte, sans permettre au salarié de percevoir davantage que s’il avait travaillé. Légifrance

AnciennetéMaintien conventionnel après la carence applicable
Après 1 an30 jours à 90 %, puis 30 jours à 66 %
Après 5 ans30 jours à 100 %, puis 30 jours à 75 %
Après 6 ans40 jours à 90 %, puis 40 jours à 66 %
Après 8 ans30 jours à 100 %, 10 jours à 90 %, 30 jours à 75 %, puis 10 jours à 66 %
Après 10 ans60 jours à 100 %, puis 30 jours à 75 %
Après 15 ans90 jours à 100 %
Après 16 ans60 jours à 90 %, puis 60 jours à 66 %
Après 21 ans70 jours à 90 %, puis 70 jours à 66 %
Après 26 ans80 jours à 90 %, puis 80 jours à 66 %
Après 31 ans90 jours à 90 %, puis 90 jours à 66 %

Pour les salariés à temps partiel, le texte prévoit de prendre en compte la moyenne des salaires bruts des 3 derniers mois précédant l’arrêt pour le calcul du maintien.

Un régime conventionnel de prévoyance

La branche dispose également d’un régime de prévoyance applicable aux salariés cadres et non cadres, comportant notamment des garanties relatives au décès, à l’incapacité et à l’invalidité. Les employeurs doivent vérifier leur affiliation, les catégories de salariés couvertes et le paramétrage correspondant en paie. Légifrance

Quels sont les principaux points de vigilance en paie ?

L’application de l’IDCC 1557 ne se limite pas à sélectionner la convention dans le logiciel de paie. Plusieurs contrôles doivent être réalisés régulièrement.

  • vérifier que l’activité principale de l’entreprise relève bien de la convention ;
  • attribuer le bon emploi et le bon coefficient au regard des fonctions réellement exercées ;
  • comparer à chaque évolution le minimum conventionnel et le SMIC ;
  • effectuer le contrôle annuel de la GRA liée à l’ancienneté ;
  • suivre les heures supplémentaires, leur majoration et le contingent ;
  • sécuriser les contrats à temps partiel, heures complémentaires et avenants complément d’heures ;
  • distinguer correctement les régimes applicables aux dimanches et jours fériés ;
  • paramétrer les maintien de salaire, prévoyance et congés conventionnels.

En pratique

Une anomalie de classification peut produire plusieurs erreurs en cascade : mauvais salaire minimum, mauvaise base de GRA, statut incorrect et paramétrage de paie inadapté. Le contrôle du coefficient doit donc faire partie des premiers points vérifiés lors de la reprise d’un dossier relevant de l’IDCC 1557.

CYCLO RH accompagne les entreprises de la filière sports-loisirs

La convention collective IDCC 1557 combine des règles générales de droit du travail avec des dispositions sectorielles précises en matière de classification, de rémunération, d’ancienneté, de temps partiel ou encore de travail le dimanche.

CYCLO RH peut prendre en charge l’externalisation de la paie de votre entreprise afin d’appliquer les règles conventionnelles aux bulletins, de suivre les évolutions de salaires minima et de sécuriser les principaux éléments variables.

Un audit et contrôle de paie peut également permettre de vérifier les classifications, coefficients, minima conventionnels, garanties d’ancienneté, heures supplémentaires et autres paramètres déjà appliqués aux salariés.

FAQ – Convention collective sport IDCC 1557

Quelle convention collective s’applique à un magasin d’articles de sport ?

Lorsque l’activité principale de l’entreprise ou de l’établissement est le commerce, la réparation ou la location d’articles et équipements de sport et de loisirs, l’IDCC 1557 est généralement la convention à examiner. L’activité réellement exercée reste déterminante.

Quel est le salaire minimum d’un vendeur coefficient 130 en 2026 ?

Le minimum conventionnel du coefficient 130 est de 1 801,80 € brut mensuels pour la grille actuellement publiée. Ce montant étant inférieur au SMIC de 1 867,02 € depuis le 1er juin 2026, c’est le SMIC qui constitue actuellement le plancher pour un salarié majeur à temps plein relevant du cas général.

Existe-t-il une prime d’ancienneté dans la convention IDCC 1557 ?

Le texte actuellement en vigueur organise une garantie de rémunération brute annuelle liée à l’ancienneté. Il ne prévoit pas le versement automatique d’une prime mensuelle correspondant simplement à 4 %, 7 %, 10 %, 13 % ou 16 % du salaire.

Quel est le taux des heures supplémentaires ?

Dans le régime conventionnel présenté, les 8 premières heures supplémentaires sont majorées de 25 %, puis les suivantes de 50 %. Le contingent annuel conventionnel est fixé à 220 heures.

Le travail le dimanche est-il toujours majoré à 100 % ?

Non. La majoration de 100 % résulte d’un accord dont le champ d’application est spécifique, notamment à certains établissements situés en zone commerciale, zone touristique ou zone touristique internationale, ainsi que dans certaines grandes gares. Il faut donc vérifier la situation de l’établissement avant de l’appliquer.

Combien de jours fériés doivent être chômés ?

La convention prévoit 6 jours fériés obligatoirement chômés chaque année, parmi lesquels le 1er mai. Les 5 autres jours fériés peuvent être travaillés selon les règles conventionnelles.

Quelle est la durée minimale d’un contrat à temps partiel ?

La durée minimale conventionnelle est en principe de 24 heures par semaine ou son équivalent mensuel. Plusieurs dérogations sont néanmoins prévues par les textes et doivent être vérifiées selon la situation du salarié.

La convention prévoit-elle des jours rémunérés pour enfant malade ?

Oui. Après 1 an de présence et sous les conditions prévues par la convention, jusqu’à 6 jours rémunérés par an peuvent être accordés pour l’ensemble des enfants de moins de 15 ans : 3 jours en cas d’hospitalisation et 3 jours en cas de maladie.

Sécurisez l’application de la convention collective sport

CYCLO RH vous accompagne dans l’application de l’IDCC 1557, du contrôle des classifications et salaires minima jusqu’au traitement des heures, de l’ancienneté et des avantages conventionnels en paie.