Ingénieurs et techniciens d’un bureau d’études industriel examinant un équipement mécanique lors d’une phase de conception

La classification Syntec distingue les ETAM et les ingénieurs et cadres selon les fonctions exercées, les compétences mobilisées et le niveau de responsabilité.

Classification Syntec : positions et coefficients ETAM et cadres

Antony Gourdin - Gestionnaire de paie freelance certifié Silae

Écrit par

— CYCLO RH

Gestionnaire de paie freelance certifié Silae

Informations juridiques et conventionnelles vérifiées au 23 octobre 2026.

La classification Syntec permet de déterminer la position professionnelle et le coefficient hiérarchique des salariés relevant de la convention collective des bureaux d’études techniques, des cabinets d’ingénieurs-conseils et des sociétés de conseils (IDCC 1486). Elle distingue deux catégories : les employés, techniciens et agents de maîtrise (ETAM) et les ingénieurs et cadres.

Pour l’employeur, le choix d’un coefficient ne constitue pas une simple formalité administrative. Une classification incorrecte peut entraîner l’application d’un salaire minimum insuffisant, des erreurs sur le bulletin de paie ou une contestation du positionnement professionnel du salarié. Le diplôme, l’ancienneté et l’intitulé du poste ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer systématiquement le classement applicable.

Comment fonctionne la classification Syntec ? Quelles différences existent entre les positions ETAM et cadres ? Comment attribuer le bon coefficient et vérifier ses conséquences sur la rémunération ? Ce guide présente les grilles conventionnelles et une méthode de contrôle utilisable lors d’une embauche, d’une évolution de fonctions ou d’une vérification de paie.

L’essentiel à retenir

  • La classification Syntec repose principalement sur les fonctions réellement exercées, leur complexité, les connaissances requises, l’autonomie et les responsabilités confiées.
  • La grille ETAM comprend 8 positions, avec des coefficients allant de 240 à 500.
  • La grille des ingénieurs et cadres comprend 8 positions et 9 coefficients, de 95 à 270, la position 2.1 comportant deux coefficients distincts.
  • La position ETAM 1.1 au coefficient 230 a été supprimée. Les positions 1.1 et 1.2 correspondent désormais aux coefficients 240 et 250.
  • Pour les cadres en position 2.1, le coefficient 105 concerne les salariés de moins de 26 ans et le coefficient 115 ceux âgés d’au moins 26 ans.
  • Le coefficient détermine notamment le minimum salarial conventionnel, mais ne suffit pas à identifier le régime de temps de travail.
  • La classification doit être cohérente avec les fonctions, le contrat de travail, le bulletin de paie et les règles conventionnelles applicables.

Sommaire

Classification Syntec : comment fonctionne le classement ?

La convention collective Syntec prévoit deux grilles professionnelles distinctes. Chacune organise les emplois en positions auxquelles correspondent des coefficients hiérarchiques. Ces classifications sont définies par les annexes I et II de la convention collective.

La classification Syntec doit être déterminée à partir des caractéristiques de l’emploi occupé. L’employeur doit notamment examiner la nature des travaux réalisés, leur difficulté, les méthodes utilisées, l’autonomie du salarié et le niveau des responsabilités exercées.

La grille ETAM distingue les fonctions d’exécution, les fonctions d’études ou de préparation, puis les fonctions de conception ou de gestion élargie. Celle des ingénieurs et cadres repose notamment sur la pratique professionnelle, les initiatives, les responsabilités et, pour certaines positions, les fonctions de coordination ou de commandement.

Quelle différence entre position et coefficient ?

La position situe le salarié dans un niveau de fonctions défini par la convention. Le coefficient constitue l’indice hiérarchique associé à cette position et sert notamment à déterminer le salaire minimum conventionnel.

Il ne faut pas confondre un coefficient ETAM de 400 avec un coefficient cadre de 100 : les deux grilles sont indépendantes et leurs valeurs ne constituent pas une échelle commune. Un coefficient élevé dans la grille ETAM n’entraîne donc pas automatiquement le classement dans la catégorie des ingénieurs et cadres.

Le conseil CYCLO RH

Pour justifier une classification, conservez une fiche de poste décrivant les missions réellement confiées au salarié. Elle doit permettre de rapprocher les exigences du poste des critères conventionnels, plutôt que de s’appuyer uniquement sur son intitulé ou sur une classification attribuée lors d’une précédente embauche.

Grille de classification des ETAM Syntec

La grille des employés, techniciens et agents de maîtrise comprend huit positions réparties en trois groupes de fonctions. La classification Syntec des ETAM tient principalement compte de la nature du travail demandé, du degré d’autonomie et de la complexité des problèmes à traiter.

FonctionsPositionCoefficientCaractéristiques principales
Exécution1.1240Opérations effectuées selon des procédés connus, avec utilisation de connaissances professionnelles de base.
Exécution1.2250Exécution de travaux à partir d’instructions, avec choix des moyens et contrôle de la conformité des résultats.
Études ou préparation2.1275Application de méthodes et procédés techniques habituels à partir de consignes générales.
Études ou préparation2.2310Choix des méthodes et des moyens appropriés dans le domaine technique concerné.
Études ou préparation2.3355Maîtrise des contraintes techniques et contribution à l’amélioration des méthodes ou procédés.
Conception ou gestion élargie3.1400Traitement de problèmes complets courants par des méthodes maîtrisées.
Conception ou gestion élargie3.2450Résolution de problèmes complets plus nombreux et variés nécessitant une expérience diversifiée.
Conception ou gestion élargie3.3500Adaptation à des problèmes techniques présentant un caractère de nouveauté.
Synthèse des fonctions et positions ETAM. Les descriptions sont simplifiées : les définitions complètes des annexes conventionnelles restent la référence pour déterminer la classification.

Cette grille permet d’identifier des niveaux de fonctions, mais elle ne constitue pas un catalogue d’intitulés de postes. Deux salariés désignés comme « techniciens d’études » peuvent relever de coefficients différents lorsque leurs missions, leur autonomie et la complexité de leurs travaux ne sont pas comparables.

Pourquoi le coefficient ETAM 230 n’est-il plus applicable ?

L’avenant n° 2 du 29 septembre 2022 a supprimé l’ancienne position ETAM 1.1 associée au coefficient 230. Les deux autres positions du groupe d’exécution ont été renumérotées : l’ancienne position 1.2 est devenue 1.1, coefficient 240, et l’ancienne position 1.3 est devenue 1.2, coefficient 250.

Cette modification est importante lors de la reprise de dossiers anciens. Un coefficient 230 conservé dans une fiche salarié ou un modèle de contrat constitue un signal d’obsolescence du classement. Il faut identifier les fonctions réellement exercées et vérifier la classification applicable avant de modifier les données. Légifrance

Point de vigilance

Certaines anciennes grilles disponibles en ligne présentent encore les positions ETAM 1.1, 1.2 et 1.3 avec les coefficients 230, 240 et 250. Ne reprenez pas ces correspondances sans tenir compte de la modification conventionnelle intervenue en 2022. Une ancienne position 1.3 ne doit pas être confondue avec une position toujours existante dans la grille actualisée.

Grille de classification des ingénieurs et cadres Syntec

La classification Syntec des ingénieurs et cadres comprend huit positions et neuf coefficients hiérarchiques. Elle distingue notamment les collaborateurs débutants, les ingénieurs ou cadres expérimentés et les fonctions impliquant une autonomie ou des responsabilités plus importantes.

PositionCoefficientCaractéristiques conventionnelles principales
1.195Collaborateurs débutants assimilés à des ingénieurs ou cadres, mettant en œuvre les connaissances acquises.
1.2100Collaborateurs débutants répondant notamment aux conditions de diplôme prévues par la convention.
2.1105Ingénieurs ou cadres de moins de 26 ans ayant au moins deux ans de pratique de la profession et répondant aux critères de la position.
2.1115Mêmes critères professionnels que la position 2.1 au coefficient 105, pour les salariés âgés d’au moins 26 ans.
2.2130Initiatives et responsabilités dans la réalisation d’instructions précises ; études de projets courants sans fonction de commandement.
2.3150Au moins six ans de pratique en qualité d’ingénieur ou de cadre, pleine maîtrise du métier et responsabilités de direction des collaborateurs travaillant à la même tâche.
3.1170Connaissances professionnelles et pratiques étendues, avec exercice de responsabilités dans le cadre d’une organisation hiérarchique.
3.2210Initiatives et responsabilités importantes, avec orientation et contrôle du travail de collaborateurs, y compris cadres.
3.3270Très larges initiatives et responsabilités, coordination de plusieurs services et valeur technique ou administrative élevée.
Résumé de l’annexe II de la convention Syntec. Les conditions exactes de chaque position, notamment celles liées à la pratique professionnelle et aux responsabilités, doivent être examinées dans leur intégralité.

La grille des ingénieurs et cadres repose sur des définitions conventionnelles précises. Les positions 2.2 et 2.3 ne se distinguent pas simplement par le niveau d’expérience : la position 2.3 implique également des responsabilités de direction des collaborateurs affectés à la même tâche. Légifrance

Cadre position 2.1 : pourquoi deux coefficients ?

La particularité de la position 2.1 réside dans la distinction liée à l’âge. Lorsque les conditions professionnelles de cette position sont réunies, un salarié de moins de 26 ans relève du coefficient 105, tandis qu’un salarié âgé d’au moins 26 ans relève du coefficient 115.

Le passage au coefficient 115 doit donc être contrôlé lorsque le salarié atteint 26 ans. Cette évolution ne signifie pas qu’il accède automatiquement à la position 2.2 : sa position professionnelle reste 2.1, mais le coefficient applicable change.

En pratique

Un cadre classé en position 2.1, coefficient 105, atteint l’âge de 26 ans. L’employeur doit vérifier l’application du coefficient 115, puis comparer sa rémunération au minimum conventionnel correspondant. Ce contrôle doit porter sur la date d’effet du changement et sur les bulletins concernés, sans attendre nécessairement une augmentation individuelle décidée par l’entreprise.

Comment attribuer la bonne position et le bon coefficient ?

La détermination de la classification Syntec nécessite une analyse des fonctions réellement confiées. Il ne suffit pas de retenir le coefficient utilisé pour un salarié précédemment recruté sur un poste portant le même intitulé.

Pour les ETAM, l’accord relatif à la méthode de classification prévoit une démarche fondée sur l’identification du type de fonctions, puis de la position correspondante. Les critères portent notamment sur l’objet du travail, l’autonomie, les responsabilités, les connaissances requises et la complexité des missions.

Une méthode de classement en cinq étapes

  • 1. Décrire les fonctions réelles : identifier les tâches habituelles, les décisions prises, les travaux réalisés et les responsabilités effectivement exercées.
  • 2. Déterminer la catégorie : rechercher si les fonctions correspondent à la grille ETAM ou à celle des ingénieurs et cadres.
  • 3. Comparer les critères : confronter les missions aux définitions conventionnelles, en examinant notamment l’autonomie, les connaissances, les initiatives et la complexité des travaux.
  • 4. Vérifier les conditions spécifiques : tenir compte, lorsque le texte le prévoit, de la pratique professionnelle, de l’âge, des diplômes ou des responsabilités de coordination.
  • 5. Formaliser et contrôler : vérifier la cohérence entre la classification retenue, les documents contractuels, le salaire minimum applicable et les informations enregistrées dans la paie.

Les critères conventionnels doivent être examinés dans leur ensemble. Pour les ETAM, l’accord de méthode rappelle notamment qu’un niveau de formation ne suffit pas à justifier une position si les fonctions effectivement exercées ne correspondent pas aux caractéristiques requises. Légifrance

Exemple : un technicien d’études qui gagne en autonomie

Imaginons un technicien d’études employé dans un bureau d’ingénierie. Initialement, il réalise des travaux à partir de consignes générales et applique des méthodes techniques habituelles. Ses fonctions correspondent, dans cet exemple hypothétique, aux critères de la position ETAM 2.1.

Après une évolution durable de ses missions, il devient responsable du choix des méthodes techniques et des moyens adaptés aux travaux confiés. Cette nouvelle situation peut justifier un examen de la position 2.2, correspondant au coefficient 310.

Il ne s’agit pas d’une promotion automatique. L’employeur doit établir que les fonctions réellement exercées répondent aux critères de la nouvelle position. L’augmentation de l’expérience ou de l’ancienneté, sans évolution correspondante des responsabilités, ne suffit pas systématiquement.

Les erreurs de classification les plus fréquentes

Plusieurs pratiques peuvent conduire à une mauvaise classification Syntec. Les difficultés apparaissent notamment lors d’une embauche, d’une promotion, du transfert d’un portefeuille de paie ou de la reprise d’un contrat ancien.

Situation constatéeRisqueContrôle à effectuer
Coefficient ETAM 230 maintenuUtilisation d’une ancienne classification.Rechercher la position applicable après la renumérotation des fonctions d’exécution.
Coefficient attribué selon le seul diplômeClassement sans correspondance avec les fonctions.Examiner les critères conventionnels, y compris les éventuelles exigences spécifiques de diplôme.
Cadre 2.1 resté au coefficient 105 après 26 ansCoefficient et minimum salarial potentiellement incorrects.Vérifier l’âge, la date d’effet et le minimum du coefficient 115.
Promotion sans actualisation du classementPosition devenue incohérente avec les responsabilités.Comparer les nouvelles missions à la grille et examiner les conséquences contractuelles et salariales.
Statut cadre assimilé automatiquement à un forfait joursRégime de temps de travail potentiellement irrégulier.Vérifier séparément les conditions du forfait et l’autonomie réelle.
Grille de contrôle opérationnelle : chaque anomalie potentielle nécessite une vérification du dossier individuel avant modification de la paie.

Une erreur fréquente consiste également à considérer qu’un salarié doit être classé au niveau supérieur dès que son salaire dépasse le minimum du coefficient suivant. Or, la rémunération et la classification sont deux notions distinctes. Une entreprise peut rémunérer un salarié au-dessus du minimum de sa position, sans que cette seule circonstance établisse l’exercice des fonctions correspondant à une position supérieure.

Le conseil CYCLO RH

Lors de la reprise d’un dossier, ne modifiez pas automatiquement le coefficient parce qu’un intitulé paraît incohérent. Commencez par identifier l’anomalie, demandez à l’employeur une description actualisée des fonctions et conservez la justification du classement retenu. Cette démarche limite le risque de corriger un paramètre sans disposer des éléments nécessaires.

Classification et salaires minimaux Syntec

Chaque coefficient de la classification Syntec correspond à un salaire minimum hiérarchique déterminé par les accords de branche applicables. Ces montants sont distincts pour les ETAM et les ingénieurs et cadres.

L’accord du 26 juin 2024, étendu par arrêté du 8 novembre 2024 et applicable à compter du 1er janvier 2025, a fixé des montants mensuels bruts par position et coefficient. Ces valeurs doivent être confrontées au SMIC et à tout texte salarial postérieur applicable à la période contrôlée. Légifrance

Exemple de rappel de salaire après reclassification

Prenons le cas fictif d’un salarié ETAM à temps plein, rémunéré 2 050 € brut par mois et classé en position 2.3, coefficient 355. Après examen de ses fonctions, il apparaît que celles-ci correspondent en réalité à la position 3.1, coefficient 400.

Selon la grille issue de l’accord du 26 juin 2024, le minimum mensuel conventionnel de la position 3.1 est de 2 185 €, contre 2 045 € pour la position 2.3.

ÉlémentMontant mensuel brut
Salaire versé2 050 €
Minimum de la position 3.12 185 €
Écart mensuel135 €
Écart théorique sur 12 mois1 620 €
Illustration hypothétique fondée sur la grille applicable depuis le 1er janvier 2025, hors incidences sur les accessoires de salaire, cotisations et autres droits. Le rappel réel dépend notamment de la date à laquelle les fonctions justifiant la nouvelle position ont été exercées et des minima applicables à chaque période.

La différence peut donner lieu à une régularisation lorsque la classification supérieure est juridiquement justifiée et que les éléments de rémunération retenus pour comparer le salaire au minimum conventionnel restent insuffisants. L’analyse doit alors porter sur chaque période concernée.

Un changement de coefficient entraîne-t-il toujours une augmentation ?

Non. Si le salaire du salarié est déjà supérieur au minimum applicable à sa nouvelle position, le changement de coefficient n’impose pas nécessairement une augmentation supplémentaire. Il faut néanmoins vérifier les stipulations du contrat de travail, les accords applicables et les éventuels engagements de l’employeur.

À l’inverse, un salarié dont la rémunération globale paraît élevée peut rester en dessous du minimum conventionnel si certains éléments versés ne doivent pas être retenus dans la comparaison. L’article 7.1 de la convention précise les règles applicables aux rémunérations minimales. Légifrance

Classification cadre et organisation du temps de travail

La classification Syntec joue également un rôle dans l’analyse de certains dispositifs conventionnels de temps de travail. Toutefois, le statut de cadre et le coefficient attribué ne suffisent pas à déterminer automatiquement la modalité applicable au salarié.

La convention Syntec et les accords collectifs applicables distinguent notamment les organisations fondées sur un horaire collectif, les dispositifs de forfait en heures et le forfait annuel en jours. Chacun répond à des conditions spécifiques.

Le coefficient 150 permet-il automatiquement le forfait jours ?

Non. Dans le cadre de l’accord de branche relatif au temps de travail, la position cadre 2.3, coefficient 150, constitue notamment l’un des critères conventionnels possibles d’accès au forfait annuel en jours. Depuis le 1er juillet 2024, cette position peut ouvrir l’accès au dispositif sous réserve de respecter les autres conditions légales et conventionnelles.

L’éligibilité peut également résulter d’autres critères prévus par l’accord, notamment une rémunération annuelle supérieure à deux fois le plafond annuel de la Sécurité sociale. Dans tous les cas, l’autonomie réelle du salarié, l’existence d’un accord collectif autorisant le dispositif et son accord individuel écrit restent déterminants.

Le régime de branche prévoit également des garanties particulières de rémunération, notamment 122 % du minimum conventionnel pour les cadres de position 2.3 relevant du dispositif et 120 % dans le régime général concerné. Légifrance

À lire également

Pour examiner les conditions d’éligibilité, les garanties salariales et le suivi de la charge de travail : Forfait jours Syntec : conditions et obligations de l’employeur.

Pour retrouver les principales dispositions conventionnelles applicables à l’entreprise : Convention collective Syntec (IDCC 1486) : le guide de l’employeur.

Quels contrôles réaliser sur le bulletin de paie ?

La classification conventionnelle doit être correctement renseignée dans les données de paie. L’article R. 3243-1 du Code du travail impose notamment de faire apparaître sur le bulletin l’emploi du salarié et sa position dans la classification conventionnelle applicable, définie notamment par le niveau ou le coefficient hiérarchique attribué. Légifrance

Le contrôle de la classification Syntec doit être réalisé à l’embauche, mais aussi lorsqu’un changement de fonctions, une modification conventionnelle ou une situation individuelle particulière justifie un nouvel examen.

Les vérifications à effectuer avant la validation de la paie

  • Convention collective : confirmer que l’entreprise et le salarié relèvent bien de Syntec, IDCC 1486.
  • Catégorie professionnelle : vérifier l’appartenance à la grille ETAM ou ingénieurs et cadres.
  • Position et coefficient : rapprocher les données de la fiche salarié des fonctions réellement exercées et des dispositions conventionnelles actualisées.
  • Situation individuelle : contrôler les critères particuliers, notamment le passage à 26 ans pour un cadre en position 2.1.
  • Minimum conventionnel : comparer la rémunération aux minima applicables et au SMIC, selon les règles d’assiette pertinentes.
  • Temps de travail : vérifier séparément la modalité applicable, la convention individuelle de forfait lorsqu’elle est requise et les garanties de rémunération correspondantes.
  • Cohérence documentaire : contrôler le contrat, les avenants éventuels, la fiche salarié et les mentions figurant sur le bulletin.

Dans un logiciel de paie comme Silae, la cohérence du dossier ne se limite pas à la lecture du bulletin final. Les données enregistrées dans la fiche salarié et les paramètres conventionnels utilisés doivent également correspondre à la situation réelle. La classification ne doit pas être modifiée uniquement pour obtenir un résultat salarial attendu sans justification professionnelle.

En pratique

Lorsqu’une incohérence est découverte sur un dossier ancien, distinguez trois questions : le classement effectivement applicable, la date à laquelle il aurait dû être retenu et ses conséquences éventuelles sur la rémunération. Conservez les éléments permettant de justifier la correction, puis déterminez les bulletins qui nécessitent réellement une régularisation.

CYCLO RH accompagne la paie des entreprises Syntec

La classification Syntec intervient dans plusieurs contrôles nécessaires à l’établissement des bulletins : cohérence du coefficient, respect des minima conventionnels, évolution des situations individuelles et vérification des régimes de temps de travail. CYCLO RH accompagne les bureaux d’études, sociétés d’ingénierie et entreprises de conseil dans leur externalisation de la paie, avec une prise en compte des particularités de la convention collective.

FAQ – Classification Syntec

Un salarié titulaire d’un diplôme d’ingénieur est-il automatiquement cadre Syntec ?

Pas du seul fait de la possession du diplôme. Le poste occupé et les conditions de la convention doivent être examinés. La grille des cadres prévoit toutefois expressément des critères de diplôme pour certaines positions, notamment la position 1.2.

Un ETAM coefficient 500 est-il considéré comme cadre ?

Le coefficient 500 correspond à la position 3.3 de la grille ETAM. Il ne transforme pas automatiquement le salarié en ingénieur ou cadre au sens de la classification conventionnelle. Les éventuelles règles d’assimilation applicables en matière de protection sociale doivent être examinées séparément.

Un cadre Syntec doit-il changer de coefficient lorsqu’il atteint 26 ans ?

Oui, lorsqu’il relève de la position 2.1 au coefficient 105. À partir de 26 ans, le coefficient correspondant à cette position est 115. La rémunération doit être contrôlée au regard du minimum applicable.

L’ancienneté entraîne-t-elle automatiquement un changement de position ?

Non. Certaines positions exigent une durée minimale de pratique professionnelle, mais celle-ci ne suffit pas à elle seule. Les autres critères, notamment les fonctions exercées et les responsabilités confiées, doivent également être remplis.

Peut-on conserver le même coefficient après une augmentation de salaire ?

Oui. Une augmentation individuelle n’implique pas nécessairement un changement de classification. Le coefficient doit rester représentatif des fonctions réellement exercées et le salaire doit respecter les minima applicables.

Une erreur de classification peut-elle donner lieu à un rappel de salaire ?

Oui, lorsqu’une position supérieure était applicable et que la rémunération retenue pour la comparaison était inférieure au minimum correspondant. Le calcul dépend des fonctions réellement exercées, des périodes concernées et des dispositions salariales applicables.

À propos de ces informations

Cet article fournit une information générale au regard des textes et sources disponibles à la date de vérification indiquée. Malgré le soin apporté à sa rédaction, certaines informations peuvent évoluer ou comporter des erreurs. Son contenu ne constitue pas une consultation juridique individualisée et doit être adapté à chaque situation particulière. Consulter nos mentions légales.

Fiabilisez les classifications et la paie de vos salariés

Une classification cohérente permet d’appliquer les bonnes règles conventionnelles dès l’embauche et tout au long du contrat. CYCLO RH accompagne les entreprises relevant de Syntec dans l’établissement et le suivi de leur paie, en tenant compte des positions, coefficients et obligations propres à leur activité.