Équipe d'une brasserie française préparant le service, illustration des nouveaux salaires minimaux HCR au 1er novembre 2026

La revalorisation des minima conventionnels HCR au 1er novembre 2026 nécessite un contrôle des rémunérations selon les classifications et les horaires de travail.

Salaires minimaux HCR : nouvelle grille au 1er novembre 2026

Antony Gourdin - Gestionnaire de paie freelance certifié Silae

Écrit par

— CYCLO RH

Gestionnaire de paie freelance certifié Silae

Informations juridiques et conventionnelles vérifiées au 20 octobre 2026.

Les salaires minimaux HCR évoluent au 1er novembre 2026. L’avenant n° 36 du 4 juin 2026 à la convention collective nationale des hôtels, cafés, restaurants (IDCC 1979) a été rendu obligatoire par un arrêté d’extension du 12 octobre 2026, publié au Journal officiel du 15 octobre. Cette revalorisation concerne les quinze positions de la grille conventionnelle, réparties sur cinq niveaux et trois échelons.

Pour les employeurs, l’enjeu ne consiste pas seulement à remplacer des taux horaires dans le logiciel de paie. Il faut identifier les salariés dont la rémunération devient insuffisante, recalculer les heures supplémentaires concernées, vérifier les minima applicables aux apprentis et distinguer les changements conventionnels des règles relatives au SMIC et aux avantages nourriture.

Quelle est la nouvelle grille des salaires HCR ? Quels salariés doivent être augmentés dès novembre ? Comment calculer une rémunération mensuelle à 35 ou 39 heures ? Voici les montants applicables et une méthode de contrôle pour préparer les bulletins de novembre 2026.

L’essentiel à retenir

  • Les salaires minimaux HCR fixés par l’avenant n° 36 deviennent obligatoires le 1er novembre 2026, après son extension publiée au Journal officiel du 15 octobre 2026.
  • Les quinze minima horaires bruts s’échelonnent de 12,31 € au niveau I, échelon 1, à 28,68 € au niveau V, échelon 3.
  • Le SMIC horaire brut reste fixé, à la date de vérification, à 12,31 € depuis le 1er juin 2026. Seul le premier échelon du niveau I de la nouvelle grille correspond exactement à ce taux.
  • Une augmentation générale de tous les salaires n’est pas imposée : l’employeur doit contrôler la rémunération de chaque salarié au regard du minimum applicable à sa classification.
  • Pour un salarié travaillant 39 heures par semaine selon le régime hebdomadaire habituel, la revalorisation peut modifier à la fois la rémunération de base et celle des quatre heures supplémentaires hebdomadaires majorées à 10 %.
  • Les apprentis relevant de l’avenant n° 35 du 27 février 2025 doivent également faire l’objet d’un contrôle : les pourcentages conventionnels restent identiques, mais certaines bases de calcul augmentent.
  • La nouvelle grille doit être intégrée au traitement de la paie de novembre 2026, avec un contrôle distinct des contrats, classifications, horaires et éléments de rémunération.

Sommaire

Quand la nouvelle grille HCR devient-elle obligatoire ?

Les partenaires sociaux de la branche des hôtels, cafés et restaurants ont conclu l’avenant n° 36 du 4 juin 2026 afin de revaloriser les salaires minima conventionnels. Il succède à la grille issue de l’avenant n° 33 du 19 juin 2024, applicable depuis le 1er décembre 2024.

L’article 4 du nouvel avenant prévoit son application le premier jour du mois suivant la publication au Journal officiel de son arrêté d’extension. L’arrêté du 12 octobre 2026 ayant été publié le 15 octobre, la date d’application est donc fixée au 1er novembre 2026. Légifrance

Toutes les entreprises HCR sont-elles concernées ?

Oui, dès lors qu’elles relèvent du champ d’application de la convention collective nationale HCR (IDCC 1979). L’extension rend la nouvelle grille obligatoire indépendamment de l’adhésion de l’employeur à une organisation patronale signataire. L’avenant ne prévoit pas de grille différente en fonction de la taille de l’établissement.

La réforme concerne notamment les restaurants traditionnels, cafés, brasseries et établissements hôteliers relevant effectivement de cette convention. En revanche, toutes les entreprises exerçant une activité de restauration ne relèvent pas nécessairement de l’IDCC 1979 : la convention applicable doit être vérifiée à partir de l’activité et du champ conventionnel.

Point de vigilance

La publication de l’arrêté d’extension en octobre ne rend pas la nouvelle grille applicable rétroactivement à toutes les rémunérations de 2026. Les minima de l’avenant n° 36 doivent être appliqués à compter du 1er novembre 2026. Les salaires correspondant aux périodes antérieures restent soumis aux règles qui étaient alors en vigueur.

Grille des salaires minimaux HCR au 1er novembre 2026

La nouvelle grille des salaires minimaux HCR comprend quinze taux horaires bruts. Chaque salarié doit être rattaché au niveau et à l’échelon correspondant à sa classification conventionnelle. Les montants ci-dessous sont ceux de l’article 2 de l’avenant n° 36.

ÉchelonNiveau INiveau IINiveau IIINiveau IVNiveau V
Échelon 112,31 €12,58 €13,59 €14,69 €18,80 €
Échelon 212,37 €12,80 €13,81 €15,07 €22,22 €
Échelon 312,47 €13,43 €14,28 €15,71 €28,68 €
Salaires minima conventionnels horaires bruts applicables à compter du 1er novembre 2026, conformément à l’avenant n° 36 du 4 juin 2026 étendu par arrêté du 12 octobre 2026.

Le premier échelon du niveau I est fixé à 12,31 €, soit le montant du SMIC horaire en vigueur à la date de vérification. Tous les autres minima de la nouvelle grille lui sont supérieurs. La revalorisation réduit ainsi le décalage qui existait depuis le 1er juin 2026 entre plusieurs premiers échelons conventionnels et le SMIC.

Comment identifier le niveau et l’échelon du salarié ?

La classification ne doit pas être déduite uniquement de l’intitulé du poste. Elle dépend des critères conventionnels et des fonctions réellement exercées, notamment de la technicité, de l’autonomie, de la qualification et des responsabilités confiées.

Le niveau et l’échelon doivent être rapprochés des mentions figurant dans le contrat de travail, sur le bulletin de paie et dans les documents permettant d’apprécier les missions réellement assurées. Une classification ancienne ou inadaptée peut fausser la vérification du salaire minimum.

À lire également

Pour comprendre les critères de positionnement professionnel et vérifier le niveau attribué à chaque emploi : Classification des salariés de la convention collective HCR.

Quels salariés bénéficient réellement d’une augmentation ?

La revalorisation des minima conventionnels ne signifie pas que chaque salarié doit recevoir une augmentation de salaire équivalente au pourcentage de progression de sa grille. Elle impose en revanche de s’assurer que sa rémunération atteint le nouveau minimum correspondant à son niveau et à son échelon, selon les règles de comparaison applicables.

Pour mesurer l’évolution, il est utile de comparer les nouveaux taux aux planchers horaires de référence applicables en octobre 2026, après prise en compte du SMIC de 12,31 € lorsque celui-ci était supérieur au minimum conventionnel.

ClassificationPlancher horaire de référence en octobreNouveau minimum au 1er novembreÉcart horaire
Niveau I – échelon 112,31 €12,31 €0,00 €
Niveau I – échelon 212,31 €12,37 €+ 0,06 €
Niveau I – échelon 312,31 €12,47 €+ 0,16 €
Niveau II – échelon 112,31 €12,58 €+ 0,27 €
Niveau III – échelon 213,54 €13,81 €+ 0,27 €
Niveau V – échelon 328,12 €28,68 €+ 0,56 €
Comparaison indicative de six positions. Pour octobre 2026, le montant retenu est le plus élevé entre le minimum conventionnel de l’avenant n° 33 et le SMIC horaire de 12,31 €. Les écarts ne constituent pas des augmentations automatiques de salaire en espèces : chaque rémunération doit être appréciée selon les règles applicables.

Trois situations à distinguer

  • Rémunération inférieure au nouveau minimum : un ajustement est nécessaire pour respecter le plancher applicable, après vérification des éléments admis dans l’assiette de comparaison.
  • Rémunération déjà supérieure au nouveau minimum : l’avenant salarial n’impose pas, à lui seul, une revalorisation supplémentaire. Un contrat, un engagement individuel ou un accord applicable peut néanmoins prévoir d’autres obligations.
  • Rémunération correspondant au niveau I, échelon 1 : le nouveau minimum conventionnel rejoint le SMIC de 12,31 €. À situation inchangée, ce seul alignement ne crée pas nécessairement de supplément de rémunération.

Le conseil CYCLO RH

Avant de modifier les taux horaires du dossier de paie, établissez une liste des salariés dont la rémunération est proche du nouveau minimum. Vérifiez ensuite les éléments pris en compte dans la comparaison, la classification et l’existence d’éventuels engagements plus favorables. Cette méthode évite de déclencher une augmentation automatique injustifiée ou, inversement, d’oublier un salarié dont la rémunération devient insuffisante.

Calcul des minima mensuels à 35 et 39 heures

Les montants de l’avenant n° 36 sont exprimés en taux horaires bruts. Pour obtenir une référence mensuelle, il faut tenir compte de la durée du travail et, le cas échéant, de la majoration des heures supplémentaires.

Salaire mensuel à 35 heures : méthode de calcul

Pour un salarié à temps complet soumis à 35 heures hebdomadaires, la durée mensuelle moyenne est de 151,67 heures affichées sur le bulletin. Le calcul théorique utilise la formule 35 × 52 ÷ 12, avant arrondi du résultat.

Prenons un salarié fictif classé au niveau III, échelon 2, rémunéré exclusivement au taux horaire de référence, sans autre élément de rémunération à intégrer dans l’assiette du minimum.

  • Ancien taux conventionnel : 13,54 € brut par heure.
  • Nouveau taux au 1er novembre : 13,81 € brut par heure.
  • Nouvelle rémunération mensuelle de référence : 13,81 × (35 × 52 ÷ 12) = 2 094,52 € brut.
  • Ancienne rémunération mensuelle sur la même base : 2 053,57 € brut.
  • Différence théorique mensuelle : 40,95 € brut.

Ces montants illustrent l’effet de la revalorisation sur un salaire intégralement calculé à partir du taux de référence. Le bulletin effectif peut présenter de légers écarts d’arrondi selon la méthode de mensualisation, ainsi que des variations liées aux absences, primes ou autres éléments de rémunération.

Salaire mensuel à 39 heures : intégrer la majoration de 10 %

Dans le régime hebdomadaire habituel de la branche HCR, les heures effectuées de la 36e à la 39e heure sont majorées de 10 %. Un salarié accomplissant régulièrement 39 heures par semaine effectue ainsi, en moyenne, 151,67 heures normales et 17,33 heures supplémentaires par mois. Légifrance

Pour notre salarié fictif du niveau III, échelon 2, en supposant que le taux de 13,81 € constitue également l’intégralité de l’assiette de calcul des heures supplémentaires :

  • Rémunération des 35 heures hebdomadaires mensualisées : 2 094,52 €.
  • Heures supplémentaires mensualisées : 4 × 52 ÷ 12, soit environ 17,33 heures.
  • Rémunération correspondante avec majoration de 10 % : 13,81 × (4 × 52 ÷ 12) × 1,10 = 263,31 €.
  • Total mensuel brut de référence : 2 357,83 €, avant tout autre élément de paie.

Avec l’ancien taux de 13,54 €, le total théorique calculé de la même manière était de 2 311,73 €. La revalorisation représente donc, dans cet exemple, 46,10 € brut supplémentaires par mois sur la rémunération de base et les heures supplémentaires structurelles.

En pratique

Lorsque les heures supplémentaires sont calculées sur un taux horaire devenu insuffisant, il faut vérifier simultanément le salaire de base et l’assiette de majoration. L’exemple suppose un régime hebdomadaire classique, sans élément complémentaire à intégrer dans cette assiette. Les dispositifs d’aménagement du temps de travail, les repos compensateurs de remplacement et les rémunérations comportant des accessoires particuliers nécessitent un calcul adapté.

À lire également

Pour vérifier les majorations de 10 %, 20 % et 50 %, la décomposition des heures et les dispositifs d’aménagement du temps de travail : Heures supplémentaires HCR : calcul, majorations et exemples.

Le SMIC et les repas changent-ils en novembre ?

Il est indispensable de distinguer la revalorisation conventionnelle HCR des autres paramètres utilisés en paie. Le nouvel avenant salarial ne modifie pas, par lui-même, le SMIC ni la valeur du minimum garanti servant de référence aux avantages nourriture.

Le SMIC reste à 12,31 € brut de l’heure

Depuis le 1er juin 2026, le SMIC est fixé à 12,31 € brut de l’heure, soit 1 867,02 € brut par mois pour un salarié à temps complet sur la base de 35 heures hebdomadaires. Ce montant reste la référence légale à la date de vérification de l’article. Légifrance

Le contrôle du SMIC et celui du minimum conventionnel doivent toutefois être distingués : les éléments de rémunération pris en compte ne sont pas nécessairement identiques. Pour le SMIC, les avantages en nature peuvent notamment entrer dans l’assiette de comparaison, tandis que les majorations d’heures supplémentaires et les remboursements de frais n’y sont pas intégrés. Service Public

L’avantage nourriture demeure évalué à 4,35 € par repas

La valeur du minimum garanti est fixée à 4,35 € depuis le 1er juin 2026. Elle sert notamment de référence à l’évaluation des repas concernés dans le secteur HCR. L’avenant n° 36 ne prévoit aucune modification de cette valeur. Légifrance

Un avantage en nature nourriture effectivement fourni, une indemnité compensatrice de repas non fourni et un salaire en espèces n’ont pas les mêmes conséquences sur la paie et le net versé. Le contrôle des minima doit donc être réalisé à partir des éléments juridiquement admissibles, sans déduire automatiquement qu’un salaire de base inférieur au minimum affiché constitue une irrégularité ou que tous les accessoires de rémunération permettent de combler un écart.

Point de vigilance

Ne confondez pas le taux du salaire minimum conventionnel, le SMIC et le minimum garanti. Ces trois références répondent à des fonctions distinctes. Modifier automatiquement la valorisation des repas lors de l’intégration de la nouvelle grille HCR serait une erreur si aucune revalorisation du minimum garanti n’est intervenue.

À lire également

Pour approfondir la distinction entre rémunération, avantages en nature et indemnités compensatrices de repas : Rémunération et avantages repas dans la restauration : les règles HCR à connaître.

Quel effet sur la rémunération des apprentis HCR ?

La revalorisation des salaires minimaux HCR a également une incidence sur certaines rémunérations d’apprentis. Depuis le 1er août 2025, l’avenant n° 35 du 27 février 2025 prévoit un barème spécifique tenant compte de l’âge de l’apprenti et de son année de contrat.

Les apprentis sont positionnés sur les échelons du niveau I selon leur progression dans le contrat. Le salaire est calculé en pourcentage du minimum conventionnel ou, lorsque cette solution est plus favorable, du SMIC. Le nouvel avenant n° 36 modifie les minima de référence, mais pas les pourcentages définis par l’avenant n° 35. Légifrance

Quels pourcentages conventionnels restent applicables ?

Âge de l’apprenti1re année – Niveau I, échelon 12e année – Niveau I, échelon 23e année – Niveau I, échelon 3
16 à 17 ans35 %45 %59 %
18 à 20 ans45 %55 %71 %
21 à 25 ans55 %70 %82 %
26 ans et plus100 %100 %100 %
Pourcentages conventionnels prévus par l’avenant n° 35, à appliquer au minimum conventionnel correspondant ou au SMIC lorsque son application est plus favorable, sous réserve des autres dispositions applicables.

À titre d’exemple, pour un apprenti fictif âgé de 17 ans en deuxième année de contrat, le pourcentage conventionnel de 45 % s’applique désormais sur le taux du niveau I, échelon 2, fixé à 12,37 €. Sur une base de 35 heures hebdomadaires, cela représente environ 844,25 € brut par mois, hors éléments complémentaires et sous réserve de dispositions individuelles plus favorables.

La rémunération de cet apprenti, calculée auparavant sur 45 % du SMIC horaire de 12,31 €, représentait environ 840,16 € selon la même méthode. L’écart théorique est donc de 4,09 € brut par mois. Pour d’autres apprentis, l’incidence peut être différente selon leur âge, leur année de contrat et le montant de référence le plus favorable.

En pratique

Contrôlez chaque contrat d’apprentissage en cours au 1er novembre : date de naissance, année de contrat, échelon conventionnel, rémunération effectivement versée et durée de travail. Vérifiez séparément les contrats de professionnalisation, qui ne relèvent pas du barème particulier de l’avenant n° 35 applicable aux apprentis.

Contrôles de paie à effectuer

Une mise à jour fiable ne consiste pas à remplacer indistinctement tous les taux horaires par ceux de la nouvelle grille. L’employeur ou le gestionnaire de paie doit rapprocher les données contractuelles, la classification, la rémunération réellement due et les règles de calcul du dossier.

Avant la validation des bulletins de novembre, les vérifications suivantes permettent de limiter les erreurs les plus fréquentes.

  1. Vérifier le rattachement conventionnel : confirmer que l’établissement relève bien de la convention collective HCR (IDCC 1979).
  2. Contrôler la classification : rapprocher le niveau et l’échelon des fonctions exercées, des documents contractuels et des mentions du bulletin.
  3. Comparer les rémunérations : appliquer les nouvelles valeurs et vérifier séparément le minimum conventionnel, le SMIC et les éléments de rémunération admis pour chaque comparaison.
  4. Examiner les horaires : distinguer les salariés à 35 heures, à 39 heures, à temps partiel et ceux relevant d’un aménagement particulier du temps de travail.
  5. Actualiser les calculs d’heures supplémentaires : contrôler le taux de base et les éléments devant entrer dans l’assiette de majoration.
  6. Recalculer les salaires des apprentis concernés : tenir compte de l’âge, de l’année de contrat et de la nouvelle valeur des échelons du niveau I.
  7. Préserver les paramètres distincts : ne pas confondre l’actualisation des minima avec une modification du SMIC, du minimum garanti ou des règles de valorisation des repas.
  8. Effectuer un contrôle de sortie : comparer les bulletins d’octobre et de novembre, expliquer les variations et vérifier la cohérence des données déclarées en déclaration sociale nominative (DSN).

Quelles anomalies rechercher dans un dossier existant ?

Trois anomalies méritent une attention particulière : un ancien taux conventionnel conservé alors qu’il est devenu insuffisant, des heures supplémentaires structurelles calculées sur une ancienne base et un apprenti dont la rémunération n’a pas été recalculée malgré la hausse du minimum de référence.

Il faut également se méfier des augmentations automatiques appliquées à toute une catégorie de salariés sans examen individuel. Un salarié déjà rémunéré au-dessus du nouveau minimum ne bénéficie pas nécessairement d’une augmentation supplémentaire au seul titre de l’avenant n° 36.

Le conseil CYCLO RH

Conservez une trace du contrôle réalisé lors de la première paie concernée : classification vérifiée, ancien et nouveau minimum, rémunération retenue pour la comparaison, calcul éventuel des heures supplémentaires et décision de revalorisation ou de maintien. Cette documentation facilite les vérifications ultérieures et permet de justifier les choix effectués sur le dossier.

CYCLO RH sécurise la revalorisation des salaires HCR

La mise en œuvre d’une nouvelle grille de salaires dans un restaurant, une brasserie ou un hôtel nécessite d’articuler plusieurs paramètres : classification, rémunération, horaires de travail, heures supplémentaires, apprentissage et avantages en nature.

CYCLO RH propose une prestation d’externalisation de la paie permettant aux établissements HCR de confier le traitement des bulletins, des variables et des déclarations sociales à un professionnel de la paie.

L’objectif est de disposer d’une paie cohérente avec les nouveaux minima HCR, tout en évitant les modifications automatiques non justifiées et les oublis susceptibles d’entraîner des régularisations.

FAQ – Nouveaux minima HCR

La nouvelle grille HCR est-elle déjà applicable en octobre 2026 ?

Non. Bien que l’arrêté d’extension ait été publié le 15 octobre 2026, l’avenant n° 36 prévoit une entrée en application au premier jour du mois suivant cette publication, soit le 1er novembre 2026.

Quel est le plus petit salaire horaire conventionnel HCR en novembre 2026 ?

Le minimum du niveau I, échelon 1, est fixé à 12,31 € brut de l’heure. Il correspond au SMIC horaire en vigueur depuis le 1er juin 2026.

Un salarié payé au-dessus de la grille doit-il être augmenté ?

Pas nécessairement. Si sa rémunération respecte déjà le nouveau minimum, selon les règles de comparaison applicables, l’avenant n° 36 n’impose pas à lui seul d’augmentation supplémentaire. Les stipulations contractuelles et engagements éventuellement plus favorables restent à examiner.

Le salaire d’un employé travaillant 39 heures doit-il être recalculé ?

Un contrôle est nécessaire lorsque son taux de rémunération devient insuffisant. Si la base de calcul évolue, le montant des heures supplémentaires structurelles et de leurs majorations peut également changer. Le calcul dépend du régime de temps de travail applicable.

Les apprentis HCR bénéficient-ils de la nouvelle grille ?

Oui, lorsqu’elle modifie le minimum conventionnel servant de base à leur rémunération et que cette base est plus favorable que celle issue du SMIC. Les pourcentages de l’avenant n° 35 restent inchangés.

Faut-il modifier le contrat de travail pour appliquer un nouveau minimum ?

L’application d’un minimum conventionnel obligatoire ne nécessite pas, à elle seule, de recueillir l’accord du salarié pour lui verser la rémunération due. En revanche, une modification d’une stipulation contractuelle distincte peut nécessiter un examen spécifique. La mise à jour des documents internes reste utile pour assurer la cohérence du dossier.

Une régularisation est-elle nécessaire si le bulletin de novembre a déjà été établi ?

Si le bulletin a été calculé sur une rémunération inférieure à celle due depuis le 1er novembre, l’employeur doit déterminer le rappel de salaire éventuel et régulariser les éléments concernés. Les cotisations et déclarations sociales doivent également être corrigées lorsque cela est nécessaire.

À propos de ces informations

Cet article fournit une information générale au regard des textes et sources disponibles à la date de vérification indiquée. Malgré le soin apporté à sa rédaction, certaines informations peuvent évoluer ou comporter des erreurs. Son contenu ne constitue pas une consultation juridique individualisée et doit être adapté à chaque situation particulière. Consulter nos mentions légales.

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